Comprendre le lien entre le corps et l’esprit pour vibrer avec les cristaux

Est-ce un signe d’ego ultime ? Longtemps, nous nous sommes considérés comme des cerveaux ambulants, une somme de pensées évanescentes faites de visions de l’esprit.. Et que c’était notre point fort. Le corps quant à lui, était rabaissé à un vulgaire outil de travail, ou moyen de déplacement. Il se devait d’obéir au doigt et à l’œil à nos pensées si profondes.

Quant au corps support de plaisirs sexuels, les religions monothéistes, mettant leur rivalité de côté, tombaient toutes d’accord sur ce point : le corps, et surtout les parties érectiles, c’était mal.

De fait, est ancrée la croyance que le corps et l’esprit fonctionnent en toute indépendance. L’un s’occupant de considérations purement matérielles, finissant pour la plupart OMG dans la cuvette des toilettes, tandis que l’autre fleurit en se nourrissant de poésie et de réflexion.

Heureusement pour notre santé, tout cela a évolué. Il est désormais acquis que nos pensées ont un impact sur le corps.


Nos pensées ont un impact sur le corps

Exercice numéro 1 : Fermez les yeux et imaginez quelques secondes attraper un beau citron vert. Un lime, comme ceux qu’on aime dans nos mojitos de l’été. Toujours concentrée sur vos pensées, vous coupez ce citron en deux, et dans un geste sûr, vous croquez à pleines dents dans la pulpe bien acide.

Exercice numéro 2 :vous pouvez garder les yeux ouverts. Imaginez seulement mâcher du papier d’alu.

Maintenant que nous avons réussi par la pensée à crisper quelques muscles de votre corps, nous pouvons nous pencher sur la relation inverse, à savoir l’influence du corps sur notre esprit.



L’influence du corps sur l’esprit

Ce lien-là est plus difficile à démontrer. Pour le comprendre, nous allons refaire appel à nos deux systèmes sympathique et parasympathiques. Ceux qui sont dirigés par le plexus solaire.

Retour en arrière direction il y a fort fort longtemps…

Un homo-sapiens. Il est le chef de son clan, composé de trente personnes, incluant des bébés et des vieillards. Le rôle de cet homme est de diriger les parties de chasse afin de fournir suffisamment de nourriture à sa tribu. Avec son équipe, il passe ainsi de longues heures à traquer des petits mammifères dans un environnement hostile.

Lui et sa bande de chasseurs marchent ensemble dans la forêt, le plus discrètement possible pour ne pas attirer l’attention. Soudain, ils entendent un craquement pas trop loin.

Le danger est réel.

Il pourrait s’agir d’un tigre aux dents de sabre, ou encore d’un mammouth aux défenses longues et acérées. le cerveau de l’homme préhistorique  réagit au millième de seconde. Il active le système sympathique et une décharge d’adrénaline. Tout le corps de l’homme est à présent tourné vers l’action, profitant de cette tempête hormonale. Ses pupilles se rétrécissent. Sa vision passe en mode ralenti pour mieux percevoir l’environnement. Son système immunitaire est mis en suspens pour envoyer un maximum de sang dans les muscles. Tout son corps est aux aguets, ces 5 sens aiguisés au maximum. 

Heureusement, le CRAC n’était qu’un petit lapin qui passait par là. Le corps du chasseur cueilleur, toujours géré par son système nerveux autonome se détend juste ce qu’il faut pour le ramener à l’homéostasie. 


La souffrance du corps dans la société moderne

Damien se prépare à aller travailler. Son réveil simulateur d’aube a commencé à le réveiller vers 5h du matin alors qu’il peut tirer jusqu’à 7h. C’est important de bien dormir, parce qu’aujourd’hui Damien a une réunion CAPITALE avec les pontes de son entreprise. Il doit vraiment assurer pour espérer progresser dans la boite. A cause de ce réveil trop matinal, Kévin se lève de mauvaise humeur. Il décide de bouder son bol d’acai au kefir pour se faire un bon vieux café au lait. En ouvrant le frigo, le pot de ketchup s’écrase sur le sol avec un bruit d’enfer. Son chien se précipite pour goûter au nectar, ses pattes piétinent le ketchup, Damien lui hurle dessus, et le chien se réfugie sur le canapé. La pression dans le corps de Damien monte d’un cran. En grinçant des dents, il nettoie, promène son chien qui ne comprend toujours pas ce qui s’est passé, se douche, s’habille en vitesse, et vite, se jette dans les embouteillages monstrueux du matin.

Il n’a pas eu le temps de boire son café au lait.

Le soir en rentrant chez lui, Damien est épuisé. La réunion s’est globalement bien passée, il a même annulé sa séance de squash pour mieux la préparer. Ses cervicales lui font un mal de chien, et il n’arrive à se concentrer sur rien. Résultat : il passe sa soirée à surfer sur le net, lit des tas de choses qu’il oublie instantanément. Ensuite, il ne parvient pas à s’endormir.

Malgré les milliers d’années qui les séparent, ces deux hommes ont des parties du cerveau complètement identiques. Des mécanisme vieux de trois cent vingt millions d’années, du temps ou les futurs mammifères n’étaient encore que des amphibiens

Ces parties si spécifiques du cerveau résistent au changement. Internet ne leur fait ni chaud ni froid. Notons que les baies de goji non plus. Homo-sapiens ou métrosexuel, qu’importe. Ces parties du cerveau là ne fait pas la différence entre un CRAC qui annonce potentiellement un mammouth aux longues défenses bien aiguisées, et une pot de ketchup qui tombe avec fracas alors qu’on est mal réveillé. Elle déclenche la même tempête hormonale, le même tsunami intérieur.

Ce qui nous intéresse ici, c’est de comprendre comment l’état de son corps affaibli par autant de tension parvient à modifier son état d’esprit. Notons d’abord que Kévin a du mal à s’endormir.  Son cerveau archaïque sonde en permanence ce qui se passe dans tout le corps : la tension des muscles, les expressions faciales, et le rythme respiratoire, pour agir en conséquence. Or, que lui apprend le corps de Kévin, perclus de tensions ? Facile. Le corps de Kévin hurle qu’un danger est toujours présent. Fidèle à sa mission, le cerveau envoie alors une impulsion pour garder le corps prêt à l’action, quitte à provoquer en fin de course un épuisement nerveux.

Nous sommes en plein dans un cercle vicieux.

Kevin se stresse parce qu’il a fait tomber son pot de ketchup. Son corps se tend. Il se tend encore dans les embouteillages et par appréhension pour sa réunion. Et parce que son corps se tend toute la journée, son esprit de mammifère, s’éveille, prêt à l’action.


Le corps influence l’esprit, et c’est prouvé

Pour démontrer le lien entre état de tension du corps et tension réflexe de l’esprit, nous pouvons aussi nous pencher sur des petits tests que chacun peut faire, à son rythme. La prochaine fois que vous vous sentirez en manque de confiance, asseyez vous avec une posture de winner, pied sur la cuisse, épaules ouvertes, coudes sur les accoudoirs.

Le magazine américain Psychology Science a conduit une étude de ce type et conclu que la posture du corps influençait la perception de l’environnement… et de soi !

Si vous avez le trac, voici un exercice de sophrologie miracle : Debout, les jambes écartées de la largeur des épaules, inspirez, et sur la rétention d’air, faites de moulinets avec vos bras. En avant, en arrière, cela n’a pas d’importance. Vous pouvez choisir la vitesse, tant que : 1 vous ne vous endormez pas en faisant les mouvements, et 2 sans vous déboiter les épaules. Quand vous devez expirer, relâchez.

Enfin, abordons sans doute l’exemple le plus évident d’influence du corps sur les émotions : le cycle menstruel féminin.

Le syndrôme pré menstruel, dû aux variations d’œstrogènes influe sur l’humeur de toutes les femmes en âge de procréer. Or, elles ne sont pas connectées mentalement à leurs ovaires. Nulle femme ne peut doser en temps réel les quantités d’œstrogènes en marche dans son corps, Pourtant, les échanges hormonaux 7 à 10 jours avant les règles ont une influence vérifiée, étudiée, démontrée. Tout d’abord des symptômes physiques : le bouton sur le menton, avec sa petite tête blanche qui clignote, les seins tendus, rétention d’eau, douleur dans les articulations, etc… Côté émotionnel, les femmes qui souffrent du syndrôme pré-menstruel se montrent plus irritables, fatiguées, voire déprimées… entre deux gros grignotages de chocolat. La liste des symptômes non physiques s’allonge au cas par cas : insomnie, difficultés de concentration, repli sur soi.

Le corps et le mental sont liés pour la vie. Un corps perclus de tensions peut-il favoriser un esprit calme et serein ?

La réponse est non.

Un esprit encombré de peurs, de stress divers peut-il contaminer notre corps en créant des tensions cervicales, des nœuds à l’estomac (tiens, on dirait qu’on parle du plexus solaire), ou encore des palpitations ?

La réponse est oui.

Comment éviter de tomber dans ce cercle vicieux, et si on s’y trouve déjà et qu’on aime pas du tout l’effet que ca fait, comment en sortir ? La réponse est : l’homéostasie.

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